Chers Ancêtres, amis d’Ancêtres, Monsieur le grand argentier du duché du Luxembourg, actionnaire majoritaire du club, cher peuple de Montréal, du Canada et du monde, BIENVENUE!
Bienvenue dans cette nouvelle section entièrement dédiée à la présentation de ceux, sans qui, ce site, cette aventure, et ce monde ne seraient rien : les joueurs. Longtemps rêvée par nos lecteurs gérontophiles, secrètement espérée par tous les autres, et exigée par la cellule de recrutement des Alls Blacks, elle est enfin là, prête à marquer l’Histoire! Quoi de plus noble que de présenter ces héros des temps modernes, ces trenta/quadra/quinqua/sexagénaires sur qui le temps glisse comme un surf dans le tube de Teahupo’o un soir d’hiver austral, ces hommes qui, malgré l’arthrose, la goutte, la presbytie, et un calendrier désormais rythmé par les coloscopies de contrôle et les examens préventifs de la prostate, continuent à s’adonner à leur sport passion. Carrrrrrresser le cuir, tapoter le ballon, pénétrer, rucker, plaquer, cadrage-débordementer, passer-sauter-redoubler, combinaisonner à outrance, mais surtout porter bien haut les valeurs du ruuuuuuuby : respect, partage, engagement solidaire et esprit d’équipe. Voilà ce qui nourrit ces bellâtres à crampons dont plus aucun entraînement ne se fait sans protection policière tant l’engouement populaire à leur égard est grand!
Alors, on se chauffe le nerf optique pour éviter le claquage, on visualise Baudelaire, Verlaine ou Plastic Bertrand à l’écriture de ces quelques lignes, et c’est parti pour une explosion de litotes, prétéritions, anaphores et autres synecdoques afin de dépeindre sans filtre et sans fard les figures quasi-mystiques des Ancêtres.
BENOIT LE FOLL, « EL PRESIDENTE »
Comment mieux commencer que par la présentation de son charismatique président (for sure) et accessoirement titulaire du prestigieux trophée du « meilleur avant » des Ancêtres 2025. Guide suprême et astre gravitationnel des Ancêtres, j’ai nommé le sémillant Beeeeeeeeeeenoit Le Foll, Ben, Benur, Benouch, Benish la piche pour les intimes. En short bleu « Majorelle », bobettes couleur chair, chaussettes et maillot saison Ancêtres 2025, bleu « nuit d’Ashkabad », avec touches de rose thé fané, celui que l’on surnomme le « gratteur de Trebeurden » ou « l’équarisseur des Terres d’Armor» papillonne et excelle aux postes de piliers gauche et droit, et de talonneur, en fonction de son humeur et de la témérité des joueurs d’en face.
Er c'hontrol d'ar pezh a lavar e anv, Benoit a zeu eus Pariz. Oooops, pardon, j’ai le breton facile, c’est parti tout seul… je disais donc pour les ignards qui n’auraient pas pris breton en première langue que : comme son nom ne l’indique pas, c’est de Paris que Benoit nous vient. Bon, on sent bien qu’il y a plus de kouign amann que de champignons de Paris derrière son patronyme, alors rendons tout de suite à César ce qui lui appartient : c’est bien de Bretagne que Benoit tire ses vraies origines. De la charmante bourgade de Trebeurden plus exactement, terre ancestrale du clan Le Foll (gagnée par le glaive en 1327 contre Jean Le Boiteux allié au vil Philippe De Chaude Pisse), nichée sur les pentes vertigineuses du massif armoricain. Dans la pure tradition bretonne, c’est d’abord vers la maitrise de l’An-Dro et l’escalade de menhirs qu’il se dirige, avant que la raison ne le ramène vers le rugby.
Le fest-noz et l’armoricanisme (équivalent breton de l’alpinisme) ont probablement perdu un bel athlète, mais l’ovalie y a gagné un grand champion!
Versatile et généreux dans le contact, il a officié aux postes de 6, 7 et 8 dans ses clubs précédents (VGA Saint Maur en 3ème division, puis les Sousbocks en folklo). Les blessures et la maturité ont ensuite ramené ce jeune « chien fou » aux postes de 1, 2 ou 3 qu’il occupe actuellement avec brio, Pierre et Olivier chez les Ancêtres.
Mais réduire Benoit à un simple 1m80 et 101 kilos ne serait pas rendre hommage à la théorie de l’évolution. Benoit est plus qu’une machine à gratter les ballons et à briser les clavicules! C’est aussi un ingénieur informatichien, diplômé de la prestigieuse ENSIIE, qui exerce aujourd’hui son génie au sein de la légendaire Banque Desjardins.
Comment transitionner plus élégamment vers le chapitre familial qu’en citant l’iiiiiimmense Daniel Drouet… à moins que ne soit Mike Brandt, je ne sais plus… bref : « Un être sans famille, c’est comme un arbre sans branches »… Donc, aîné d’une fratrie de 4 enfants, Benoit est l’heureux époux de la ravissante Soazig (encore un prénom bien parisien 😉) et le père accompli d’Arthur, Valentine et Léonie. Donc, petit message à Sydney Sweeney qu’on voit souvent rôder aux abords du parc Desmarteaux : ce qui est pris n’est plus à prendre, okay??? Leave him alone!!! Flattered but not interested!
Finalement, dans la plus pure tradition bigoudène, Benoit porte toujours un couvre-chef (sûrement la peur que le ciel ne lui tombe sur la tête… ). Il a par contre eu le bon goût de remplacer la très bretonne coiffe par les très américains Stetson et casquette. C’est d’ailleurs à lui que l’on doit le fameux Stetgoudène, chef d’œuvre avant-gardiste de la culture armoricano-texane, et l’indémodable Breizhquette, casquette faite en laine de moutons de Belle-Ile! Articles bientôt disponibles dans la section « boutique » du site des Ancêtres.
Voilà, je pense qu’on a fait le tour de ce personnage central du club. Merci Ben pour ton dévouement et ta passion. Le club te doit beaucoup!
On se retrouve très vite pour le portrait d’un nouvel ancêtre.
Kenavo!